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<title>Last posts on patrice cauda</title>
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<name>Freibach</name>
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<title>Lu 137 - Paul Valet, La parole qui me porte et Christophe Dauphin, Patrice Cauda, Je suis un cri qui marche</title>
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<updated>2026-11-03T18:20:00+01:00</updated>
<published>2026-11-03T18:20:00+01:00</published>
<summary>  Deux poètes, une remontée au jour*    &amp;nbsp;   Patrice Cauda    (1922-...</summary>
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&lt;p style=&quot;font-size: medium; font-family: Calibri; color: #000000; font-weight: 400;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;Deux poètes, une remontée au jour*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-size: medium; font-family: Calibri; color: #000000; font-weight: 400;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;Patrice Cauda &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;(1922- 1996), &lt;strong&gt;Paul Valet &lt;/strong&gt;(1905-1987), deux noms, deux «&amp;nbsp;(hommes) dont le nom n’est sur aucune lèvre (…) simples traits sur l’horizon&amp;nbsp;» selon les mots de Lucien Becker, autre grand méconnu – à signaler toutefois &lt;em&gt;Rien que l’amour&lt;/em&gt;, poésies complètes rééditées par les soins de Guy Goffette en 1997 aux éditions de La Table Ronde. Deux poètes qui comme bon nombre d’autres appartenaient à cette «&amp;nbsp;catégorie de poètes qui meurent en mourant&amp;nbsp;». Mais dans les livres des poètes une &lt;em&gt;main amie&lt;/em&gt; est là à attendre. Sophie Nauleau saisira celle de Paul Valet, Christophe Dauphin celle de Patrice Cauda. L’essai de l’un, la préface de l’autre apportent un juste éclairage sur ces deux poètes dont les livres nous réveillent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-size: medium; font-family: Calibri; color: #000000; font-weight: 400;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;L’un – Patrice Cauda – est «&amp;nbsp;un cri qui marche&amp;nbsp;», l’autre – Paul Valet – «&amp;nbsp;un cri (…) (sombré) dans le langage&amp;nbsp;». Deux hommes qui eurent à traverser les sombres temps des années 40. L’un, Grzegorz Schartz dit Grégoire Schwartz puis georges Schwartz alias Paul Valet connaîtra une enfance russe puis un exil en Pologne. Ce sera ensuite la France qu’il choisira. Médecin, il sera l’un des dirigeants de la résistance en Haute-Loire et dans le Cantal. La plupart des membres de sa famille mourront à Auschwitz. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-size: medium; font-family: Calibri; color: #000000; font-weight: 400;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;L’autre – Patrice Cauda – est arlésien. Incorporé dans les chantiers de jeunesse, il est envoyé à Tulle. Il travaille à la MAT (manufacture nationale d’armes). Sous tutelle allemande dès novembre 1942, elle connaîtra de nombreux sabotages industriels. Début juin 44, Tulle est libérée par les résistants puis reprise par la division Das Reich. 120 otages sont pris au hasard, Patrice Cauda est de ceux-là. On pend pour l’exemple toujours au hasard place de Souilhac. Les otages assistent aux exécutions, plus de 90&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;dans les yeux désertés de lueurs le regard n’habitait plus&amp;nbsp;» seule la mort. Patrice Cauda en réchappera, la division Das Reich poursuivra sa route vers Oradour-sur-Glane..., comme il échappera au train qui partira pour Dachau de Limoges quelques jours plus tard. Dénué de tout, brisé mais vivant, restait à faire force de toute cette faiblesse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Plus forte que le silence toujours une voix / Répète l’ordre de vivre au corps fourbu&amp;nbsp;» écrira-t-il. Deux hommes à qui «&amp;nbsp;(il est resté) le refus pour survivre&amp;nbsp;» (Paul Valet). Deux résistants du sens de l’homme. Deux poètes qui vont porter la parole de telle manière que ce soit elle qui les porte et nous porte par là même. Certes, cette parole «&amp;nbsp;perceuse de labyrinthes&amp;nbsp;», ils la porteront différemment. Patrice Cauda dans de longs poèmes aux accents parfois éluardiens où la douleur s’époumone, la solitude s’exaspère, le cri s’étouffe sous la misère qui toujours menace une existence précaire mais avec cette énergie qui le voit chercher à «&amp;nbsp;rejoindre / une couleur où éclate l’espoir&amp;nbsp;»; Paul Valet au travers de poèmes courts écrits sous la forme ramassée de distiques ou de tristiques. Il y a quelque chose d’aiguisé, de tranchant dans ses paroles. Ce ne sont pas les fragments, les débris d’on ne sait quelle unité perdue. Ce sont des ripostes, des saillies du langage sous la pression des circonstances. Des «&amp;nbsp;paroles d’assaut&amp;nbsp;» pour tenir en échec ce que le monde a d’hostile, «&amp;nbsp;pour ne pas se rendre&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-size: medium; font-family: Calibri; color: #000000; font-weight: 400;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;Le désespoir et la douleur chez Patrice Cauda, la colère et le refus chez Paul Valet nourrissent une énergie farouche qui finalement fait tremplin vers une vie où l’on irait avec «&amp;nbsp;le silence des aurores sur nos fronts&amp;nbsp;» (Patrice Cauda). Chez l’un comme chez l’autre, le langage n’est pas une vaine suite de mots poétiques mais l’atmosphère même de l’âme. Ils savent rester des hommes, jamais ils ne tombent dans les eaux de leur poésie, toujours ils appartiennent au drame dont leur poésie est issue. C’est pour cela que dans leurs poèmes réside la possibilité de nous toucher corps, cœur et âme comprise, que leurs paroles nous délivrent de cette narcose qui toujours menace de nous emporter le cœur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-size: medium; font-family: Calibri; color: #000000; font-weight: 400;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;Paul Valet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;, &lt;em&gt;La parole qui me porte&lt;/em&gt; et autres poèmes, préface Sophie Nauleau, Poésie / Gallimard, Cat. 2.&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;Christophe Dauphin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;, &lt;em&gt;Patrice Cauda, Je suis un cri qui marche&lt;/em&gt;, Essai, choix de poèmes et inédits, Les Hommes sans Epaules éditions, 15 euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-size: medium; font-family: Calibri; color: #000000; font-weight: 400;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Apple Garamond';&quot;&gt;* Article paru dans le Patriote Côte d'Azur, Juin 2020 - Chronique poétique III&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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